16/02/2012
Epigraphes
« (…) Dès mes premières années à l’Université, j’avais commencé à douter de l’idée que l’humanité s’orientait irrésistiblement vers le progrès. J’avais l’impression que la flamme de l’idéal brûlait plus faiblement, sans qu’on le remarquât ou s’en souciât. Que de fois j’avais constaté que l’opinion, loin de blâmer l’expression publique de thèses barbares, les acceptait au contraire, et jugeait opportune la conduite inhumaine des Etats et des peuples. Déjà le zèle pour ce qu’il est juste et équitable de faire me semblait tiède. Et je reconnaissais, à de...