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15/01/2018

L'amour, remède à la solitude

«Un Homme seul est toujours en mauvaise compagnie» écrivait Valéry. La solitude est sans doute la plaie d'une société dite de communication où l'on confond les moyens et la fin c'est-à-dire établir une véritable relation, et où tandis que l'un dialogue sur internet avec un interlocuteur du bout du monde, l'autre, son voisin, son conjoint peut-être, dîne devant la télévision.

Certains vantent la vie de célibataire, l'indépendance, la liberté, mais la plupart passent leur vie à chercher l'âme sœur qui se dérobe. De déceptions en échecs, la vie commune semble être devenue un défi quasi insurmontable. Et l'on ne compte plus les bons apôtres qui vous expliquent que vivre toute sa vie avec la même personne relève de l'utopie.

Et pourtant, une écrasante majorité de nos concitoyens et de jeunes en particulier, rêvent de vivre pour toujours avec une seule et même personne. Et pourtant si un peu plus de quatre mariages sur dix finissent en divorce, cela veut dire que près de six sur dix s'achèvent avec la disparition de l'autre. Et pourtant beaucoup de couples demeurent fidèles à leur engagement pris devant le maire, le curé ou juste les yeux dans les yeux.

Si le libéralisme économique a ses victimes (chômeurs, exclus, nouveaux pauvres), le libéralisme des mœurs, parfois conjugué au premier, a les siennes : ces personnes délaissées par leur conjoint ou élevant seules leurs enfants, ces personnes mûres abandonnées pour des plus jeunes, ces personnes âgées isolées qui n'attendent plus rien de la vie.

Et puis il y a ces personnes solitaires en quête parfois toute leur vie d'une épaule accueillante, d'une oreille attentive, d'un regard pénétrant, d'une bouche amoureuse, de bras chaleureux et de mains caressantes. Toutes les théories sur les joies du célibat ne les atteignent pas, même si avec le temps elles finissent par se persuader qu'elles ne sont pas si malheureuses.

Malgré les nouveaux modèles et les ersatz de bonheur qu'on essaie de leur imposer, ces personnes sentent au fond d'elles-mêmes que rien de plus beau n'a été inventé par l'Homme que ces quelques mots prononcés en se tenant la main : «je jure de t'aimer fidèlement, de te protéger et de te soutenir tout au long de notre vie», promesse d'une relation dont on ne pourra donc juger de la qualité que dans et par la durée.