03/01/2026
Bonne année et surtout...
Bonne année et surtout bonne santé ! N'avons-nous pas entendu cette formule, et ne l'avons-nous pas exprimée nous-mêmes à nos proches, nos amis, nos collègues, nos relations ! Bien sûr, on peut en être agacé, trouver cette tradition dépassée et ces vœux pieux. Et dans un sens, on n'aurait pas complètement tort.
En fait, présenter ses vœux n'a de sens que si cela est fait de manière spontanée. Alors que des motivations telles que l'habitude ou pire l'intérêt dévoient la démarche, les souhaits sincères présentés à des êtres chers sont touchants, car ils sont comme une prière.
Souhaiter une bonne année à son conjoint, c'est lui dire que sans lui, l'année ne vaudrait pas la peine d'être vécue. C'est lui parler d'amour éternel, de bonheur infini. C'est s'engager à tout faire pour le rendre heureux. C'est se promettre sans le dire de vieillir ensemble.
Souhaiter une bonne année à ses enfants ou ses petits-enfants, c'est espérer pour eux le meilleur avenir. C'est leur transmettre en héritage le meilleur du passé. C'est s'engager à les encourager, à les aider, à les guider. C'est se promettre sans le dire de rester toujours ensemble.
Souhaiter une bonne année à ses parents, c'est se rappeler les bonnes années à leurs côtés, vouloir les prolonger. C'est espérer qu'ils vieilliront en bonne santé, qu'ils seront là encore longtemps. C'est se promettre sans le dire de se réunir plus souvent ensemble.
Souhaiter une bonne année, c'est espérer continuer de vivre avec ceux qu'on aime. C'est jeter un défi, un sort au temps, se rassurer et se persuader que tout cela ne peut finir. Encore une année, voilà, en formulant nos vœux, ce que nous demandons au Grand Horloger.
Alors, oui, bonne et heureuse année. Que celle-ci vous apporte réconfort si vous êtes dans la détresse, joie si vous êtes dans la tristesse, santé si vous êtes malade, paix si vous êtes en conflit, compagnie si vous êtes seul.
Mais cette année sera avant tout telle que nous la ferons car il dépend aussi et surtout de nous qu'elle soit belle.
16:53 Publié dans Prières/Voeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bonne année et surtout bonne santé !, formule, tradition dépassée, voeux pieux, habitude, intérêt, souhaits sincères, prière, amour éternel, bonheur infini, s'engager, rendre heureux, se promettre, vieillir ensemble, espérer le meilleur avenir, transmettre le meilleur du passé, encourager, aider, guider, rester toujours ensemble, se rappeler, prolonger, se réunir plus souvent ensemble, continuer de vivre, jeter un défi, jeter un sort au temps, se rassurer, se persuader, tout cela ne peut finir, grand horloger, réconfort, joie, santé, paix, compagnie, cette année sera telle que nous la ferons |
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18/12/2025
Fan... Fana... Fanatique... Fanatisme... Barbarie
Dans un monde sans cesse plus brutal, la barbarie toujours guette. Obnubilé par ses conquêtes du pouvoir, du succès, d'un droit, du bonheur..., sans parler de ses conquêtes amoureuses, l'homme est survolté et de plus en plus agressif. Droit comme un i, plutôt que de se serrer les coudes, il joue des coudes pour avancer. "Pousse-toi de là que je m'y mette", tel semble être le message permanent qui émane de lui.
Emporté - à la fois entraîné avec force, rapidité et prompt aux mouvements de colère -, l'homme ne maîtrise plus rien et ne se maîtrise plus ; ceci expliquant sans doute cela : "II va comme on le pousse", mais "Faut pas pousser !" tout de même. Encouragé toutefois par ce monde grossier, l'homme mal dégrossi n'a pas de mal à retrouver ses instincts ancestraux, archaïques, à faire se réveiller l'animal qui sommeille en lui.
Hugo pensait que «La création est une ascension perpétuelle, de la brute vers l'homme, de l'homme vers Dieu». Vivrions-nous une régression ? La rivalité et l'émulation qui fondent notre société, renvoyant à ce qu'il y a de plus primitif chez l'homme, de plus bestial. La bête immonde tapie en lui ne demandant qu'à ressurgir. D'autant que l'obéissance à la règle, à la loi morale d'une collectivité, peut amener à "faire le Mal".
Même les religions primitives : animisme, chamanisme, fétichisme, totémisme, paraissent pour certaines d'entre elles reprendre, sous d'autres formes, du poil de la bête. L'homme verse facilement dans l'irrationnel. Ainsi la recherche des jouissances et des biens matériels se rapproche d'une sorte d'adoration des objets matériels auxquels on semble attribuer un pouvoir surnaturel, magique et bénéfique : du fétichisme !
Le Dieu unique (monothéisme) cède la place à des divinités multiples ; c'est la renaissance du polythéisme. Les cultes païens idolâtres retrouvent ainsi une seconde jeunesse avec la vénération d'idoles en vogue. Il suffit de suivre cette pente de l'homme à être fasciné par les dieux de la terre (les rois, les souverains, les puissants), les dieux du stade, les dieux du petit et du grand écran..., et par le pouvoir, l'argent, le plaisir.
La mythologie humaine s'enrichit de fables et héros fabuleux. De "nouveaux démons" apparaissent. La superstition, les sciences occultes et le surnaturel, le fantastique ont une cote d'enfer. Toutes sortes de sectes, d'intégrismes, de "totems" et "tabous" modernes menacent des religions et morales traditionnelles. L'on constate même le retour de sacrifices et meurtres rituels. Attention ! le fanatisme est le marchepied de la barbarie.
18:44 Publié dans Mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde brutal, barbarie, conquêtes, pouvoir, succès, droit, bonheur, l'homme survolté, agressif, se serrer les coudes, jouer des coudes, instincts, hugo, brute, homme, dieu, régression, rivalité, émulation, la bête immonde, obéissance à la règle, loi morale, faire le mal, animisme, chamanisme, fétichisme, totémisme, l'irrationnel, adoration des objets matériels, monothéisme, polythéisme, cultes païens idolâtres, vénération d'idoles, dieux de la terre, dieux du stade, dieux du petit et du grand écran, argent, plaisir, fables et héros fabuleux, démons, superstition, sciences occultes, surnaturel, fantastique, sectes, intégrismes, totems et tabous, religions et morales traditionnelles, sacrifices et meurtres rituels, fanatisme |
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12/12/2025
Stopper les machines
Ne vivons-nous pas tous à des degrés divers, "de façon machinale, par habitude, sans réfléchir" ? Louis Aragon écrivait : «ce qui dans l'homme est machinal Les gestes de tous les jours». Mais au delà de telle attitude ou de tel mouvement, nos actes mêmes ne sont-ils pas exécutés de plus en plus machinalement ? Et nos pensées, paroles et actions ne deviennent-elles pas en partie des réponses réflexes à des stimuli extérieurs ?
D'un côté, il y a ainsi nos existences réglées comme des horloges, comme du papier à musique (faites d'habitudes très régulières), envahies de ce fait par "tout ce qui est courant" et donc, comme nous, très prévisibles ; de l'autre, nos réactions machinales comme commandées par le contexte et produites "sans intervention de la volonté, de l'intelligence, comme par une machine", nous rendant par là similaires à des androïdes.
Le machinisme qui s'est développé au XIXe siècle, a ouvert l'ère des machines qui poursuit son expansion et ne paraît pas devoir un jour s'arrêter, nous astreignant à nous familiariser avec chaque nouvelle machine. Mais en nous y adaptant, n'adopterions-nous pas quelques-unes de leurs caractéristiques ? Par mimétisme ("ressemblance produite par imitation machinale", "reproduction machinale") ou par mise en concurrence.
D'abord, notre rythme de vie rapide et régulier semble se calquer sur le rythme de production des machines. Nous sommes ensuite comme elles, "capables d'effectuer un certain travail ou de remplir une certaine fonction, soit sous la conduite d'un "opérateur", soit d'une manière autonome". Et plus encore, nous sommes parfois "considérés comme ayant pour fonction unique ou essentielle de faire, produire" ; et ajoutons celle d'acquérir.
Notre corps est vu comme une machine nécessitant entretien et réparation. Car il nous arrive aussi de ne pas bien marcher, d'être déréglés, détraqués, en panne. Notre cerveau n'est plus pour certains qu'une machine à calculer, à traiter de l'information. Nos raisonnements sont souvent, tel le langage machine, binaires : simplistes, manichéens. Et il nous est recommandé parfois d'être, à l'image des machines, dénués de sentiments.
Ainsi mus comme par des mécanismes invisibles, rien ne nous arrête et la Machinerie globale ne s'arrête pas de fonctionner. Mais si "la main" sur nous et «Le respect naïf et machinal de l'ordre établi» (Caillois) nous conduisaient à l'échec ? Peut-être serait-il urgent de "reprendre la main" sur les machines, sur notre vie et notre avenir, de cesser d'agir comme des automates, d'arrêter même certaines actions engagées : de faire machine arrière.
18:36 Publié dans Sens de l'existence | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vivre de façon machinale, par habitude, sans réfléchir, louis aragon, pensées, paroles, actions, réponses réflexes, stimuli extérieurs, volonté, intelligence, machine, androïdes, machinisme, ère des machines, adaptation, mimétisme, imitation, reproduction, mise en concurrence, rythme de vie, rythme de production, travail, fonction, faire, produire, acquérir, corps, entretien, réparation, cerveau, calculer, traiter de l'information, raisonnements binaires, simplistes, manichéens, dénués de sentiments, mécanismes invisibles, machinerie globale, roger caillois, automates, faire machine arrière |
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